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[lifestyle] BIO C' BON

Me voici de retour parmi vous pour un test produits un peu particulier.

Je suis une adepte du tri sélectif. D'autant plus depuis que je vis sur Paris. Est-ce parce que nous avons depuis quelques années plus d'informations à notre disposition, parce que c'est plus tendance... En tout cas, j'ai toujours été sensible aux questions environnementales.

Et maintenant, je commence à penser aussi à ma santé, à l'impact que les produits de l'agriculture de masse peuvent avoir sur mon corps. Aux effets des produits dits "de beauté" sur ma peau, mes cheveux mais aussi sur l'environnement APRES utilisation.

L'une de mes amies, très au fait de ces questions, m'a conseillé de me tourner vers les magasins bio qui vendent au poids. Un peu perplexe au départ, j'avais peur que cela ne me revienne trop cher. Mais je dois dire que notre voyage en Californie (cf. http://fromecouentocalifornia.blogspot.fr/) m'a vraiment donné envie de continuer à acheter dans ce type de boutique. J'y suis tombée amoureuse du Trader Joe's, en même temps que de San Francisco, cette ville qui tend au zéro déchet. Et mon amie m'a convaincue en me précisant que la vente au poids revenait bien moins cher que les produits emballés des supermarchés. Si j'ajoute à ça le fait que je ne suis pas fan de donner ma thune à des grands groupes qui se fichent comme de leur première palette de leur impact environnemental...

Je me suis donc décidée aujourd'hui à tester le Bio C'Bon qui se trouve non loin de chez moi.

Pour moins de 60€, voici avec quoi je suis revenue :

Deux gros sacs craft
Du manger et du beauté
Céréales, noix et pommes de terre en vrac, oeufs, beurre, fromage frais de brebis, substituts de crème liquide (riz et épautre), purée de pommes

Envie de tester les substituts du lait de vache, pour voir les effets sur la digestion.

Gel douche au lemongrass, dentifrice à la menthe, eau florale de lavande et... huile de coco vierge !


Je suis ravie car j'ai trouvé un pot d'huile de coco, LE produit miracle dont tout le monde parle en ce moment. Elle sert aussi bien pour accommoder des plats que pour nourrir peau et cheveux !

Panier bio, 10€ (les kiwis et les échalottes sont timides, ils sont restés cachés)







L'avantage de ce panier, outre le fait qu'il est frais, c'est qu'on peut le prendre chaque jour, sans abonnement. Avec mon rythme de vie de parisienne (là, pas là, là mais avec 5 personnes à nourrir,...), je ne peux pas m'abonner à une AMAP ou à une Ruche qui dit oui sans me mettre une épine dans le pied et risquer de gâcher.



Noix et céréales en pot de récup'
Ce matin, j'étais un peu speed pour partir travailler, et je n'ai pas descendu mes poubelles (bouuuuh, pas bien !! ;-) Bah ce soir, je m'en suis félicitée : j'ai trouvé quoi faire de mes deux bocaux en verre ! En mode zéro déchet... 

Je vais donc tester tout cela, et je vous ferai un récap' ASAP ! Déjà, il va falloir que je fasse un point budget, pour vous dire si c'est bien plus intéressant de ce point de vue-là aussi.

[voyage, voyage] California love

Après un an sans intervenir sur la blogosphère, me voici de retour, accompagnée de ma drôle de famille, pour la création d'un blog évènementiel :


Suivez nos balades sous le soleil de Californie, de San Francisco à Los Angeles, en passant par San Siméon.

Et en rentrant à Paris, je pense que ce blog-ci va reprendre du service... L'écriture me manque !!










[lifestyle] Soutifs

Oui, cet article fait bien partie de la rubrique "lifestyle". Pas "mode", pas "beauté".

Parce que porter un soutien-gorge, c'est tout un style de vie. Selon moi.

Vous faites peut-être partie de ces chanceuses qui entrent dans n'importe quel magasin, genre H&M, Newlook, pour ne pas les citer... Et qui tombent nez-à-nez avec le petit ensemble le plus choupinou de la terre, avec juste ce qu'il faut de sexytude et de confortabilisme (Oui, ces mots existent), et qui décident de craquer, allez, c'est seulement 30 € !

J'avoue donc, je vous hais. Cordialement, Mesdames et Mesdemoiselles.

Signé : Mes copines et moi qui dépassons le bonnet C.

Car voilà, c'est une tannée pour nous de trouver, si vous me permettez, chaussure à notre pied (ou moins élégamment, soutif à nos nichons). On ne peut pas se permettre de prendre un modèle qui soit trop fin, dont les bretelles soient moins larges qu'une demie-phalange, qui ne possède pas de renforts latéraux ou qui ne soit pas doté de baleines en titane...

Y a eu de sacrés progrès de faits ces dernières années, il faut bien l'avouer. Avant, pas de balconnet pour les girondes, pas de fantaisie pour les poitrinneuses, pas de coquetterie pour les poumons sur-développés.

Aujourd'hui, on peut trouver des modèles bien plus sympas qu'avant. Mais à quel prix !!! 

Bon, faut avouer que bien entretenus, ces modèles ont de belles années devant eux : ils peuvent tenir jusqu'à 5 ans environ, si vous êtes ultra-soigneuses. Cela ne demande pas grand chose : un filet pour passer vos dessous les moins fragiles au lave-linge; une bassine, de la lessive et de l'huile de coude pour laver ceux qui n'y passent pas.

Et puis, votre condition de fille-à-forte-poitrine vous évitera les fautes de goût, du style :



Jalouse, moi ??


[beauté] BB crème de Garnier

J'ai testé... C'est bien la première fois que je me lance dans un article de test beauté... Mais je devais vous faire part de mon opinion sur ce produit !
Addicte aux produits de La Roche-Posay depuis l'adolescence, et pas fan de crèmes qui tartinent la bouille comme un plâtre, je me suis laissée tentée par la BB crème de Garnier.


Je cherchais une crème hydratante, confortable, et qui teinte éventuellement un peu la peau. Parce qu'avec l'hiver, j'ai un teint assez blafard. Et puis mettre de la crème + du fond de teint + de l'anti-cerne tous les jours : NO WAY... Je n'ai pas le temps le matin, et pas l'envie d'avoir un rituel aussi long. Par contre, la BB crème de chez La Roche-Posay coutait un peu trop cher pour moi...
Je me suis donc tournée vers cette crème, que j'ai trouvé au supermarché.

Après une semaine d'utilisation, je dois dire que je suis assez satisfaite du résultat. Pas très, juste assez. Je suis un peu exigeante aussi, il faut bien le reconnaître...

La texture : a l'air un peu épaisse, mais s'étale facilement
Le rendu : bon, couvrance légère, c'est ce que je voulais (sinon on ne voit plus du tout mes chères tâches de rousseur, nanméoh !)
La suite : en cours de journée, comme avec TOUTES les crèmes que j'ai pu tester, mon front brille. Pourtant, j'ai laissé tomber la mèche et la frange pour ne plus avoir cet effet luisant. Je crois que c'est peine perdue en fait...
Le démaquillage : au lait puis à l'eau de rose, facile, pas de résidus comme certaines crèmes type "abricot" de chez les Créateurs de Beauté....

La marque annonce 5 bénéfices :
  • unifie
  • corrige rides et imperfections
  • illumine
  • hydrate 24H
  • protège des UV-FPS 15
Ok pour l'unification du teint. Pour les rides, j'en ai pas (pas encore... malgré mon âge canonique) et, je touche du bois, en ce moment, pas d'imperfections visibles.
Illumine : check. Franchement, ça vaut presqu'un anti-cerne.
Hydrate : check, too.
Bon, pour les Uv, ça, ça reste à prouver.

Donc, un bilan plutôt positif, pour moi qui avais très peur d'être déçue et de me trouver avec une peau d'ado boutonneuse juste parce que je faisais des infidélités à ma crème si "nude" de LRP...

Et vous, vous avez testé la BB crème ?

[beauté] Tchip... Cheap...

Je ne vais pas souvent chez le coiffeur. Par manque de confiance, essentiellement. Car, nombreuses furent les occasions où je ne me suis pas reconnue dans la coupe, et où j'ai retaillé, retravaillé...
Et là, avec les cheveux longs, enfin, aussi longs pour la première fois, encore moins confiance...
Mais vient un moment où tes pointes te hurlent : "Mais coupe-moi, mais cooooouppeeeeuuuhh-moi" (sur le ton de la pub "patche-moi"...)
Surtout avec des cheveux fins. Ma grand-mère appelle ça des queues de rat... Je vous laisse imaginer le glamour du truc...
Au bout d'un temps, ça me travaille, surtout après qu'on m'ait fait remarqué que mes cheveux étaient vraiment longs maintenant. Enfin... surtout UNE mèche...
Alors un jour, ça me prend, comme une envie de pisser, je décide de sacrifier ma pause déj et d'aller chez :
Parce que c'est pas cher, que c'est à côté du taf, et que c'est sans rendez-vous.
La coiffeuse me fait plaisir lorsqu'elle m'annonce qu'elle a de la place, de suite. Youpi.
Passage aux lavabos, à côté des mamies sous cellophane qui s'assoupissent dans les odeurs de colo.
"Un soin, mademoiselle ? C'est 6 euros."
Bah non. Pas de soin.
J'aime assez dire oui d'ordinaire, car c'est un moment de détente, on a souvent le droit à un massage du crâne en prime. Mais là, je n'y crois pas trop, à mon massage...
Déçue, la coiffeuse. Résultat, je me retrouve avec des mini dreads sur la tête... Bon, tu me diras, après les queues de rat, hein.
(Ce moment magique où tu es face au miroir, et tu te dis "Mmmh, j'ai bien fait de venir, j'ai une mine terrible", on connait ça, hein, comme dans la cabine d'essayage.)
Et là, la fille brandit LA brosse des années 80.
En plastique, avec des picots que t'as l'impression qu'ils massent tes neurones tellement ils t'arrachent le cuir chevelu. Conçue uniquement pour les personnes sans cheveux. (oui, des chauves, quoi).
Ou des séances SM.
Elle a même un nom : la brosse squelette.
Bon, en même temps, elle est coiffeuse. Elle sait ce qu'elle fait. Elle approche donc ça de ma tête :
Et donc de mes cheveux. De mon cuir chevelu. Et de mon besoin de détente, de relaxation, de papouillages.
Et, tout en regardant ailleurs (waouh, elle peut faire deux choses à la fois), elle commence à démêler.
Ah non, pardon, je recommence :
Et, tout en ayant l'air de s'en foutre royalement, et en ricanant intérieurement "Fallait prendre le soin à 6 €", elle commence à entasser les nœuds du haut de mon crâne sur toute la longueur de mes cheveux.



Car oui, c'est bien connu, pour démêler des cheveux longs, on commence par la racine...



NOOOOON !! Même moi, je sais ça !




Me voilà donc avec une nana, passionnée par mes cheveux autant que parce qu'il se passe dans la rue, en train de me démêler les cheveux en tirant dessus le plus possible. Pas sûr que ça les fasse pousser.
Heureusement, je ne crains pas des cheveux.
On arrive à la coupe : je lui répète que je ne viens que pour un rafraîchissement et qu'elle ne doit couper que le strict nécessaire. Elle me montre, ça me convient.
Je lui demande également de me refaire cette mèche sur l'œil que j'avais abandonnée il y a quelques temps, mais qui pourrait restructurer un peu ma coupe. M'ouais, je me retrouve plutôt avec deux queues de rat de chaque côté du visage, pas assez longues pour aller derrière mon oreille, pas assez fournies pour donner du peps.
Bref, je sors de là 20 à 30 mn après mon arrivée, les cheveux bien propres, presque lisses... Délestée de quelques cheveux et de 20 euros, et forte de la conviction, que Tchip, c'est vraiment CHEAP.
Depuis, je porte à nouveau des barrettes... Et je sais que l'on n'est jamais mieux servies que par soi-même... Sauf que j'ai bien envie d'aller voir Margaux, qui m'a été conseillée par Julie de Paint Cakes... Pour une coupe ET une couleur (oui, soyons folles...)
Et vous, le coiffeur : amour ou haine ?

[livre] Esprit d'hiver, Laura Kasischke

Grâce au groupe facebook Summer Party 2.0, PriceMinister me propose de m'envoyer un livre, choisi dans une liste d'auteurs concourant pour les matchs de la rentrée littéraire PriceMinister-Rakuten.

Gratuitement, comme ça, hop la. Bah merci, PriceMinister. A charge pour moi de rédiger une critique du-dit bouquin.

J'ai choisi Esprit d'hiver, de Laura Kasischke. Je ne connais absolument pas cette auteure, mais le résumé est celui qui me parle le plus.

Comme toute critique, je vous rappelle qu'il risque d'y avoir du SPOIL. Donc n'allez pas plus loin si vous souhaitez lire le bouquin.

Voici le pitch :

Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment d'angoisse inexplicable. Rien n'est plus comme avant. Le blizzard s'est levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant…



Ce livre, c'est un enchaînement de sensations. Comme lorsque je lisais Le Parfum, de Süskind, et que je sentais vraiment les parfums décrits par Jean-Baptiste Grenouille.
Esprit d'hiver, c'est un roman neigeux. Holly est entourée par la neige du Michigan, qui tombe à n'en plus finir autour de sa maison silencieuse et morne.
Alors qu'elle attend ses invités, qui devaient transformer sa maison en ruche vibrante de mouvements, de conversations, Holly est seule. Avec Tatiana, sa fille adoptive. Mais surtout avec un constat amer sur sa vie de femme : elle n'a jamais pu enfanter, elle n'a jamais pu accoucher, ni d'un enfant, ni d'un roman.

Holly semble à l'âge où l'on fait des bilans, où l'on se remet en perspective. L'âge aussi où l'on voit ses enfants devenir ados. Je sens sa culpabilité face au double constat qu'elle fait sur la femme et la mère qu'elle est. Elle s'en étouffe, dans cette maison vide de sons, ouatée. La neige au-dehors l'enrobe dans un édredon lourd, qui étouffe les sons, les sens.

Un malaise s'instille à la lecture, on attend longtemps que le roman démarre. Il ne le fera pas vraiment. Lancinante, l'écriture de Laura Kasischke traduit bien le monologue d'Holly, sa rancoeur contre cette médiocrité subie, recherchée, refusée.

Subie car Holly n'écrit plus.
Recherchée, car elle a tué dans l'oeuf son envie d'enfant tout comme celle d'écrire, en sacrifiant ses ovaires.
Refusée, puisque ne pas écrire, c'est ne pas ternir l'Art. Mais ne pas écrire, c'est n'être bonne à rien. Ceux qui sont mauvais et écrivent, au moins écrivent-ils !

La duplicité de sa colère montre comme l'écriture se faisait pour Holly dans la douleur, comme un enfantement. Alors, arrêter, tout comme faire retirer ses ovaires, c'est sa solution pour ne pas souffrir de produire. Mais elle se rend compte qu'elle s'est coupée elle-même les ailes... Et il est des choix qu'on ne peut changer...

La culpabilité de cette femme est lourde. Lourde à porter, et lourde à lire. Pesante comme le manteau neigeux qui n'en finit pas de se densifier au-dehors.

Laura Kasischke nous force à nous demander si une femme doit absolument être mère, si elle doit absolument se réaliser. Dans une société où tout va si vite, où l'on se doit d'être performant, qui est-on si on ne fait pas d'enfants, si on n'a pas un bon job, si on n'est pas "quelqu'un" ?

Et qu'est-ce qui fait d'elle une bonne mère ? Car Holly ne reconnait plus sa fille. "Quelque chose les avait suivis depuis la Russie jusque chez eux". Laura Kasischke répète ce mantra, encore, et encore, et encore. Cette répétition fait flirter Esprit d'hiver avec le roman d'horreur. Car on s'attend à tout instant à ce qu'une Tatiana style "L'exorciste" sorte de sa chambre pour invectiver sa mère... La description que l'auteure en fait aide d'ailleurs : une magnifique jeune fille aux cheveux noirs de jais, au teint de porcelaine bleutée, aux grands yeux tristes...

Le final de ce roman est une délivrance. Enfin, on sait. Enfin, il est là, ce roman, dans son entièreté. Encore cet enfantement difficile...

Car Esprit d'hiver ne fait pas partie des livres que j'ai aimé de bout en bout, qui m'ont fait voyager. Oui, j'ai éprouvé des sensations variées mais je n'ai pas été transportée. Et j'ai été contente d'atteindre la fin du livre. Pour savoir. Au moins, Laura Kasischke m'aura tenu en haleine. Mais le malaise ressenti me laisse avec un goût d'inachevé. Dois-je lire un autre roman de cette auteure pour savoir si son style me plait ? Sans doute, mais alors en VO !